 bien pour bébé, mieux pour la planète
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| plus de bon sens |
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Quelques lectures saines, histoire de voir que je n'invente rien sur le fléau qu'est la couche culotte jetable.
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Taxer les couches ? |
La Grande-Bretagne étudie sérieusement l'éventualité d'une taxe sur les produits fortement générateurs de déchets: couches, rasoirs, stylos, lingettes, ... Pourquoi pas, après tout, les produits considérés comme nocifs pour la santé (alcool, tabac, ...) sont déjà fortement taxés. Pourquoi ne pas faire de même avec les produits nocifs pour l'environnement?
Plus largement, la fiscalité peut-elle devenir morale? Il y aurait une fiscalité positive, c'est à dire récompensant les comportements vertueux. Et une autre fiscalité, négative celle-là, sanctionnant les comportements crasseux. Il existe bien une fiscalité incitative, une fiscalité de l'intérêt public et général, une fiscalité de la solidarité, alors pourquoi pas cette fameuse fiscalité verte?
Le ministère britannique chargé de l'environnement a commandé une étude au cabinet de consultants Eunomia. Leur rapport, relayé par The Independent, indique que «certains produits considérés comme étant «de luxe», tels que l’alcool et le tabac, sont fortement taxés. Si les produits jetables étaient classés de la même manière, ils pourraient être soumis à des taxes équivalentes». En gros, un rasoir jetable taxé au même niveau que les cigarettes, soit à 80%, coûterait 6 euros, contre 1,5 euro actuellement. De quoi faire plaisir au pouvoir d'achat. Environ 3 milliards de couches jetables se retrouvent chaque année dans les déchets ménagers britanniques. Les six premiers mois de son existence, un bébé consomme 30 m3 de couches. Qui finissent incinérées. Ce coût, lui, n'est pas pris en compte dans le prix de la couche...
Dans le même genre, en Belgique, il existe la taxe joliment baptisée «pique-nique» depuis le 1er juillet 2007. Elle s'applique à hauteur de 20% sur les sacs en plastique, la vaisselle jetable, le papier aluminium, etc. On ne sait pas si cette taxe a provoqué une déferlante de recherche et d'innovation de la part des producteurs d'assiettes en plastique. Mais tout le monde s'accorde à penser que la taxe est la meilleure amie du producteur innovant. Le problème, c'est que l'innovation se paie, et plutôt cher.
En France, Grenelle oblige, une liste de produits générateurs de déchets devrait intégrer la loi de finances de 2009... Enfin, ce n'est pas encore plié.
Pour la petite histoire, en 2004, Gilliane Le Gallic, présidente de l'association Alofa Tuvalu et ambassadrice environnement de l'archipel menacé du Pacifique, avait suggéré la même chose aux autorités de l'île. Que l'on taxe les produits d'importation polluants. Sur une telle surface -5,6 km2- avec un taux de natalité de plus de 5 enfants par femme, la question des couches jetables/lavables était plutôt pertinente. Là-bas, presque tous les produits du quotidien sont importés. L'idée consistait à taxer fortement les produits jetables. Mais, même au niveau d'un petit Etat comme Tuvalu, c'était très difficile à mettre en place: pourquoi taxer encore et encore une population aux maigres ressources? D'autant que les alternatives n'étaient pas légion. L'option couches lavables aurait cependant eu le mérite de fournir quelques emplois, pour la collecte, le nettoyage, le repassage. Bref, ça n'avait pas fonctionné. Bien d'autres choses ont été mises en place, notamment le tri et la méthanisation, mais de réduction à la source, point.
source : Libération.fr 08/09/2008
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Thèse d'état sur les couches lavables |
Depuis le mise au point des changes jetables complets pour bébé, les couches lavables sont tombées dans l'oubli. Très peu pratiques autrefois, celles-ci sont à présent cousues de telle façon qu'elles ont des élastiques à la taille et aux cuisses, ainsi que des fermetures auto-agrippantes. Les culottes de protection sont également devenues très pratiques et laissent respirer la peau, tout en étant étanches. Elles peuvent évidemment être lavées en machine. Des feuillets jetables retiennent les selles le cas échéant.
Certaines des nombreuses substances chimiques présentes dans les couches jetables pourraient avoir un impact négatif sur la santé. Les couches jetables fermées par une culotte plastique occlusive causent une élévation de la température au niveau des testicules des petits garçons, ce phénomène pourrait être cause de stérilité. Du point de vue irritations, les couches lavables sont moins agressives, car sans produits chimiques, la culotte est respirante, la température moins élevée et la couche généralement changée plus souvent. Sur le plan écologique, la production de pâte à papier blanchie et de la culotte plastique ainsi que la gestion de déchets des couches jetables posent des problèmes environnementaux supérieurs à ceux liés à la production et aux lavages fréquents des couches lavables.
Au total, il apparaît donc que la couche lavable moderne est une réponse écologique facile, saine et économique pour le change des bébés.
Anne-Sophie OURTH extrait de la thèse présentée à la Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques de Gembloux-Belgique
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These-couches-lavables.pdf (159,139 Ko)
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L'objet qui tue |
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Chaque année, 3 millions de tonnes de couches jetables sont utilisées en France. Pratiques et bon marché, elles nécessitent la destruction de 5,6 millions d'arbres, l'utilisation de 47 000 tonnes de pétrole. Et deviennent un déchet de longue durée : de 200 à 500 ans !
Tom, un beau bébé tout rond, est né ce matin à 8 h. Dans trente mois, il aura produit - rien qu'en couches-culottes - 500 kg de déchets. Si l'on y inclut ses congénères - plus de 807 000 naissances en 2005 en France -, ce sont 403 000 tonnes de couches-culottes qui finiront dans la poubelle sur la même période. Pour les trois principaux industriels du secteur présents sur le marché français - Procter & Gamble, Kimberly Clark et SCA -, l'essentiel tient dans une autre statistique. En 2005, le chiffre d'affaires de cette filière a dépassé 600 millions d'euros. La couche-culotte, très pratique, est également un produit très lucratif et donc très créatrice d'emplois. Voilà pour l'aspect économique et social. Maintenant, creusons la question environnementale : de quoi se compose une couche jetable ? De papier, de dérivés pétrochimiques et de coton. Pas fameux. Lors d'un test réalisé en 2000, Greenpeace avait même repéré des composants hautement toxiques à l'intérieur de certaines couches. L'alternative ? Les couches lavables et réutilisables. Une thèse présentée à la Faculté universitaire des sciences agronomiques de Gembloux (Belgique) et relayée par le CNIID (Centre national d'information indépendant sur les déchets) décortique et compare la couche jetable et la couche lavable, et donc réutilisable.
Ce document montre que dans la phase d'utilisation, la couche jetable fait appel à davantage de matière première qu'une couche lavable mais qu'elle consomme moins d'eau et de lessive. Logique. Toutefois, au total, si on s'intéresse non seulement au cycle d'utilisation mais aussi au cycle de production de la culotte, les couches lavables nécessitent 2,3 fois moins d'eau, 3,5 fois moins d'énergie et 8 fois moins de matières premières non renouvelables qu'une couche jetable. Le verdict se révèle implacable : l'empreinte écologique de la couche lavable est plus de deux fois meilleure que celle de la couche jetable.
Côté porte-monnaie, enfin, la balance penche également en faveur de la couche lavable. Cette dernière nécessite un budget de 600 euros pour les trente premiers mois de l'enfant contre 1 700 euros pour la couche jetable.
retrouvez l'intégralité de cet article sur le site ouaibe de Planète-Terra
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L'histoire de l'objet qui tue |
En Europe, les bébés ont longtemps ont été emmaillotés dans des langes, composés d'un carré de tissu. Leur vie n'était d'ailleurs pas de tout repos... Les premières traces datent de la Rome Antique. L'emmaillotement devait éviter que le corps du bébé ne se déforme. Une première couche de langes et de bandelettes maintenait des attelles pour garder les jambes raides et les mains ouvertes. Deux autres bandes de langes enserraient le bébé et le tenaient au chaud. Les chevilles de l'enfant étaient liées.
Jusqu'au début du XXe siècle, dans le nord de la France, le "pichou" gardait les jambes des bébés bien droites. C'était un système de langes serrées, confectionnées avec des draps et des couvertures usagés, voire des "wassingues" neuves (serpillières).
Au XXe siècle, les langes deviennent couches-culottes de coton, qu'on attachait avec de grosses épingles roses ou bleues. L'invention des couches-culottes jetables date de 1956. Après quelques années d'expérimentation, des couches-culottes jetables en forme de rectangles sont commercialisées à la fin des années 60, sous le nom de Pampers.
Chez les Amérindiens, la maman mettait son bébé sur son dos, tout nu, dans son manteau. Avec de la mousse en guise de couche. Économique et écologique!
Aujourd'hui les couches jetables se sont malheureusement imposées sur le marché.
retrouvez l'intégarluité de l'article sur le site ouaibe d'Ekopedia
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